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Non docteur, cet enfant, je le garde !, Moustafa Ateya

jeudi 4 septembre 2008, par Moustafa Noureldin Ateya

Non docteur, cet enfant, je le garde !

Moustafa Ateya

Elle était en sanglot, ses larmes forment par terre un petit lac, ses yeux étaient comme une flamme, son corps tremblait, elle n’avait plus de maîtrise sur rien. Je ne reconnais plus cette femme qui est ma collègue compétente qui travaille à la même l’hôpital. Elle m’a dit entre des pauses des soupirs et des mouchés : "Vous n’allez pas me convaincre d’une Itg. même s’il est un enfant fou ou aveugle. Depuis des années et des années j’attends ce garçon. Ma vie était et elle est encore un enfer, de la part de mon mari, ma belle famille, et même, de la part de mes propres parents. Je suis regardée comme une femme bizarre, handicapée, pas comme les autres.

Cela en fait remonte à très loin. Depuis ma rencontre avec l’homme qui est mon mari. Ses mots de séduction étaient : " Je t’aime.. Je vais te faire plein des garçons !" Il me décrivait ces garçons qui vont aller l’accompagner dans ses balades avec ses amis à lui, à son travail, à la mosquée. Il m’a parlé du bonheur qu’il va y avoir en étendant ses parents et ses proches amis lui appellent "Abu Ibrahim". Il ajouta un proverbe pour appuyer ses idées : Illi maloush walad âdime al daher wa al sannde (Celui qui n’a pas de garçon est sans temps et sans soutien)

Ses descriptions imagées de jour de l’accouchement se voient dans ses yeux. Comment elle sera grande la joie de sa mère, de son père, ses frères et soeurs. "Imagine, me disait-il, ma mère une grande-mère, elle sera presque une mère de nouveau et mon père, lui, il s’envolera de joie d’avoir ce garçon qui va lui tirer sa barbe ! Et, mes soeurs et frères alors d’étendre raisonné dans leurs oreilles ce garçon les appeler oncle, tente. Quels jolis mots !"

Il m’a parlé aussi de jour de la circoncision, et lui, ce garçon habillé en blanc, comme la crème friche, entouré par ses cuisant, les enfants des voisins et les enfants des amis. Les cadeaux, la fête qu’on va lui faire. La musique qui va durer toute la journée, le repas qui on va faire aux invités."

Je rêvais, docteur, avec lui je me souviens de tous ces événements heureux dans ma propre famille et celles des autres. Tous cela est vrai, il ne me raconte pas des histoires, mon mari, il me disait des choses dont je suis moi-même témoins depuis mon petit âge. Mon désir se rejoint au sien. C’est notre culture qui nous enveloppe de ses représentations, et à force des vivres jours et nuits dans la quotidienneté, on les porte dans son corps. Cette culture, si vous voulez, ne me semble pas étrange ou bizarre ; j’ai beaucoup lu des livres sur les civilisations qui est un plaisir immense pour s’approcher des autres gens. J’ai toujours trouvé ces mêmes représentations dans presque toutes les sociétés depuis toujours. Même dans certaines sociétés on met à mort les enfants surtout les filles. Cela se faisait En l’Arabie, en Grèce, dans l’Empire romain, etc...., etc... Une seule société faisait un monde à part, c’était l’Egypte ancienne dans ses périodes de gloires.

Certes cela est choquant comme pratique. Je me suis toujours posé des questions sur l’être humain et ses préférences injustifiées, surtout depuis que j’ai eu mes quatre filles qu’elles sont adorables, intelligentes, sensibles et douces. Mes étonnements se grandissent avec mes lectures des textes des religions de toutes parts. La femme est dans ces religions une être qui fait peur, et on la voit partout comme une être, plus ou moins, impure, on la considère moins importante que l’homme. Dans la plupart de temps elle n’avait pas les mêmes droits que les hommes. En plus, ces religions donnent aux hommes de pouvoir sur elle.

Il y a quelque chose qui est questionnante, dans tous les cas : pourquoi les sociétés enfermaient les femmes, les obligeaient de mettre des voiles ... pas seulement dans l’Islam, mais aussi dans les autres religions, dans la Grèce antique, en Perse avant l’Islam, etc. Certes les hommes comme toujours partent pour concourir, pour faire des guerres destructibles qui les femmes ne les demandent pas. Ils sont plus musclés, plus forts physiquement... Ces sont des qualités qui ne mettent pas en cause la femme qu’elle a des autres qualités que les hommes n’ont pas. Il n’y a pas de faire valoir une force physique sur une douceur ou en tendresse ou une maternité dont jouissent la femme plus que l’homme. Chacun a ses propres qualités et elles sont complémentaires et ne sont pas opposées.

Quand, j’étais enfant, me disait-elle, je souffre énormément d’être née fille. Il y a mon père, mes frères et tous les autres qui sont là à me regarder. Tout ce que je fais était observé, commenté, critiqué. Si je fais un pas, on me disait : "marche bien", si je m’assoie, on me disait : "couvre toi", si je parle, il faut que je baisse ma voix, de choisir mes mots...

Je me rappelle le jour de ma première règle, c’était un tremblement de terre dans ma tête. Je mourrai, c’était cette idée qui me traversais en voyant ce sang qui se verse. Je me suis m’en sanglot, je courrais voir ma mère sans savoir quoi lui dire. J’avais peur, honte. Personne ne m’avait averti de cet événement. Ma mère voyant le sang m’a pris dans une chambre, fermait la porte, me disait de ne pas avoir peur. Elle m’expliquait brièvement que je suis désormais devenu une "femme", et qui cet événement ne s’arrêteraient pas à se reproduire tous les mois. Elle me dispense de travail démoustique ce jour-ci, elle m’a dit de me mettre au lit pour me reposer, me prépare une tisane de la cannelle, me disait-elle, pour soulager la mal de dos. Et à la porte de la chambre, je l’ai étendue dire à mes frères qu’ils ne me demandent rien à faire pour eux car "je suis malade" ! Quelques jours plus tard, elle me demandait de mes nouvelles, je lui ai dit que c’est fini. Elle m’expliquait, alors, qu’elle me faut se laver... se purifier de cette saleté !

Ces deux mots : malade et saleté sont resté gravés dans mon mémoire. A mon étonnement, plus tard mes lectures m’ont appris que les religions, les civilisations anciennes attribuent à cette période de la vie de la femme cette impureté durant lequel il est recommandé à l’homme de s’éloigner de sa femme... J’ai observé cette réalité concrètement de la part de mon mari.

Ma mère, petit à petit, m’a fait observer que certains choses doivent être réorganisé dans mes rapports avec les garçons, les hommes... Qu’il y a quelque chose qu’on appelle "la virginité", c’est mon honneur et celui de ma famille, et dont j’ai intérêt à n’est pas la perdre sinon personne ne m’exceptera comme épouse.

Tous ces mots m’ont affolé, surtout plus tard quand je suis tombée amoureuse d’un français. Tout était compliqué. J’avais le désir de me laisser aller comme la nature exige mais les mots de ma mère et ce que j’avais lu au Coran sur la faute d’avoir des rapports sexuels sans d’être marié freiné notre relation. Je voyais mes copines françaises heureuses de leurs relations avec leurs camarades tandis que moi j’étais malheureuse.

Un jour j’ai décidé de me laisser faire, en cachette bien sûr, car mes frères me surveillaient dans mes va et vient. Par malheur, j’étais mal informé sur la disposition apprendre concernant les moyens des contraceptions .. et je me suis trouvée enceinte. C’était l’horreur, j’ai observé mon ventre, j’avais la trouille qu’on le voit. Si ma famille se rende compte on me tuerait. Je me suis arrangée de faire une Ivg., et plus tard, quand j’ai eu d’argent à coté, je me suis fait une "virginité" pour se marier honorablement avec celui qui est mon mari ! Certainement, je n’oserai jamais raconter cette histoire même après ces années de vie en commun ; il me répudiera sans aucun doute. Ce la culture, vous allez me dire s’est la notre .. mais non, ces toutes les cultures, les civilisations ! Les femmes doivent rester vierges. Lisez La Bible, le Coran, c’est pareil par tout.

Et les hommes quant à eux, cela les concerne également, mais ils ont trouvé toujours les moyens de s’en sortir différemment. Ils n’ont pas de virginité à perdre. Ils ont toutes les possibilités de trouver des concubines de leurs choix ou de se marier de plusieurs femmes s’ils voulaient. Lisez l’histoire de toutes les sociétés et vous verrez ! On donne toujours des explications à ce "droit" des hommes : "C’est pour la richesse économique de la société qu’il faut avoir beaucoup d’enfants".. "La société a besoin des guerriers" ou "Pour protéger les veuves, les empêcher de se prostituer"... etc.

Cette hantise d’être femme m’es accompagné alors, et j’étais en totale d’accord avec mon financer de l’importance d’avoir de garçon. Mais voilà mariée, le rêve se laisse étendre. Dans le premier temps j’ai eu de blocage. On dirait que j’aurais eu peur d’avoir une fille.

Donc, les mois passent, tout le monde me demande des nouvelles de mon garçon de rêve ! Pas encore enceinte ! Ma grand-mère, ma mère, mes tentes se posent la question : est-ce qu’elle stérile ? Moi, je savais que non, et comment puerais-je dire à ces gens que non ! Inquiétude totale : il faut voir "cheikh Untel", quel marabout, ils font de miracles. Mon oeil ! C’est une des attitudes que la personne Arabe pourrait prendre pour trouver une solution miracle. Une attitude d’ailleurs qui se trouvent dans d’autres cultures. Je suis un médecin, mon esprit est cartésien malgré cela j’ai suivi leurs conseils pour avoir la paix. Je sais qu’il y a un problème, que mon mari, même s’il m’aime, pourrai me renvoyer chez mes parents si je ne lui fais pas les garçons qu’il désire.

Eh oui ! Ce sont ainsi les hommes, dans les cultures de tout bord, se marient pour avoir des enfants, des garçons de préférences, lisez l’histoire de toutes sociétés. C’est une fabrique à deux, les êtres humains, comme les autres races des animaux, des plantes se retrouvent pour se reproduire. Il faut de descendants, de continuité, s’éterniser. Moi aussi, je voulais bien avoir des enfants. Il faut que j’approuve ma fertilité comme le sol et que je n’étais pas stérile comme un désert. Je n’ai pas des problèmes, je le savais. Je n’ai pas osé à demandé à mon mari de se faire examiner ; c’était pour lui pas question qu’il soit lui en cause.

Et, étant médecin, je connais les solutions de traitement de stérilité qui se développent dans le champ médical. Donc, je sais qu’il y a des solutions possibles que je peux lui convaincre. Je n’aurais pas de mal de fait qu’il est instruit et l’enfant sera de lui. S’il s’agit de d’inséminations artificielles avec sperme de donneurs, il s’opposerait plus de problèmes aux niveau religieux et niveau de descendent.

En plus, à un moment donné quand les mois et mois sont passés, j’ai pensé à l’adoption. Mais, là aussi, il y a le problème de nom de père car selon l’Islam, l’enfant doit toujours garder le nom de son père biologique, pour éviter l’inceste.

Cette histoire a duré quelques années, et un jour je me suis trouvée, enfin, enceinte ! Miracle, déblocage, je ne sais quoi dire, mais c’est arrivé ! Tout le monde a fêté l’événement en me disant quand même qu’il ne faut rien dire à personne en dehors de la famille très proche par méfiance de mauvais oeil. Bon, bon le mauvais oeil c’est dans le Livre, alors je ferais très attention, mais avec le temps c’est se voyait quand-même !

Ma grand-mère priait pour que l’enfant soit un garçon. Moi-même, j’espérai qu’il sera, enfin, le désir collectif qui se réalise. Car ce n’est pas mon enfant à moi et mon mari seulement, c’est l’enfant de toute la famille. C’est comme ça dans notre culture. Tout passe bien, je me suis senti Reine, malgré moi. Mon mari est là, il m’aide, il me fait se promener tous les soirs. Ma mère et ma belle-mère se partagent les tâches ménagères. Il ne faut pas que je fesse un grand effort. Elles me font de repas toute particulières avec les éléments traditionnelles ; pour me fortifier disaient-elles. Des conseils de toutes sortes me tombent sur la tête. J’étais là à faire tous ce que elles me disaient. Afin, ce n’était pas aussi mal que ça.

Le jour de délivrance arrive. Ma mère, mes soeurs, mes amies voulaient m’accompagner à la clinique. Mon mari, certainement pas question pour qu’il soit avec moi dans la salle d’accouchement, ce n’est pas une affaire des hommes. Je sais, en tant que médecin, que tout ce monde ne serait pas admis dans la salle d’accouchement. Ce sera très bon voir. Un accouchement traditionnel dans clinique en France où toutes ces femmes sont là à me donner des conseils de toutes sortes. Elles sont là à m’aider à moins souffrir, me préparer des tisanes traditionnelles, de me faire marcher, de s’accroupir dans cette petite salle. J’aurais le droit de crier, de pleurer, où j’ai droit à leurs prières et leurs soutiens. Tout cela était bon pour qui se réalise. En jouant de ma carte de visite comme médecin j’avais juste un peu plus d’attention de la part de l’équipe et le droit d’avoir une de mes soeurs à côté, ce que, quand même, n’était pas très mal.

Le travail se fait comme pour toutes les autres femmes. L’enfant enfin arrive, mais c’était une fille. Je voyais alors tous les visages de ma famille se décomposent, surtout celui de mon cher mari. On se félicite par devoir, quand même, je n’étais pas stérile !

Cette scène, de décomposition des visages, se répète à chacun de mon accouchement. Je n’étais responsable de rien, c’est Dieu qui voulait ainsi. Est-ce que par ce que j’ai pêché dans ma jeunesse en faisant un enfant sans se marier et plus en m’avortant ! Peut-être. Je ne sais pas, mais scientifiquement je sais qu’au moins cela a dû à l’homme et non à la femme. De toute façon, ce était probablement une punition pour moi, plus au moins, car cela ma faisait souffrir toutes ces années.

Pour tout cela ce garçon dans mon ventre, je le garderai malgré le risque qui vous m’annoncez à propos de son handicap probable. Je suis obligée de garder cet enfant car il est mon sauveur de ces regards accusateurs de ne pas être capable de donner des Garçons à cette Sainte famille. Je vais leur faire ce garçon.

A bientôt, docteur. Elle se lève sans riens ajouter de plus. Elle m’a souri avec une grimace ironique des lèvres en sortant.

Elle a pris quelque mois de disponibilité. Quelque mois plus tard, on s’est croisé dans un couloir de l’hôpital. Elle avait son garçon dans les bras.

Une fois m’a dépassé, elle retourna et m’appela. Elle me montre son garçon et me dit : "Je savais que vous auriez raison. Il est trisomique ! Mais pour la famille "il parle aux anges", tout le monde le trouve comme les autres. Moi-même, je les approuve. Mon mari veut un autre garçon pour qui il joue avec son frère pour qu’il ne grandisse pas entouré des quatre filles, ses soeurs seulement. Je vais lui faire tous les garçons qu’il voudra !" Elle sourit de ce sourire moqueur et tourne pour suivre son chemin.

Cette histoire me fait beaucoup réfléchir sur de l’identité de l’autre et de ses représentations. J’ai d’abord pensé que cette personne a des problèmes particuliers quand je l’ai vu se mettre en sanglot pour garder un enfant qui je lui annonce ses problèmes probables, à partir des analyses sûrs. Qu’une femme pleure pour un enfant désiré qu’elle va le perdre, d’accord, mais cette femme a eu déjà quatre autres enfants. Bon, elles sont des filles, où il y a problème ?

Cette conclusion, de ma part, était rapide dans cette période de ma pratique. Les années passent, et je me suis souvent trouvé face à des histoires de ce genres avec des parents d’autres cultures. Mais aussi face à des histoires où les réactions sont différentes radicalement. Toutes les idées que je me suis fait sur les sujets d’autres cultures m’ont appris à mettre une question. En effet, les représentations, qui je me suis fait à propos de ces sujets, sont, chaque fois, bouleversées par d’autres données.

Ces pratiques m’ont convaincues que rien ne pas être représenté par l’homme que partiellement ni une chose ni un autre être humain. L’esprit humain n’a un aucun cas la possibilité de saisir une "totalité" de quelconque objet ou sujet.. En plus, "le tout est le non-vrai" car ce "tout" est en changement sans cesse. Ce "tout", il n’est pas les visibles de c’est qu’on voit, mais il est aussi c’est qu’invisible dans les histoires des autres, il est ce qui est gravé dans leurs têtes et leurs corps. Dès là, parler de la représentation c’est toujours parler d’une représentation partielle qui est un simple reflet de ce qui est perçu, projeté, supposé, imaginé, reconstruit par l’un de l’autre. Ce n’est jamais une représentation qui est identique à l’être "réel". La réponse, s’il y a, vient de chacun au fer à mesure qu’il prend conscience qu’il n’y a pas une seule vérité portée par l’un et pas par l’autre.

Qu’est la sensation, l’émotion de cette femme ? Traumatisme, panique, douleur, ... Des mots qui sont chargés des sens sur lesquels tout le monde peut dire : "Je comprends les significations exactes définis par l’Académie." Mais qui peut sentir c’est que cette femme vive ? Personne !

Le langage est un paradoxe qui met en difficulté l’exploration de la culture, l’identité et la représentation. Paradoxe, dans le sens où le langage est pauvre, limité et incompatible pour transmettre l’essence sculptée dans ces mots incarnés dans le corps et l’esprit de la personne.

Une culture forme une identité de la personne issue de cette culture. La représentation qui elle se fait de son identité, se différencies de celle qu’un autrui se fait de cette personne ? Oui ! Mais pourquoi ? Qu’est-ce qu’une culture ? Qu’est-ce qu’une identité ? Qu’est-ce qu’une représentation ?

L’être et la société ne sont pas homologues comme des êtres biologiques tous les deux. Mais, ce qui caractérise les êtres d’une société caractérise la société dans laquelle ils vivent. La société c’est des êtres dans une espace et dans un temps. Ce sont eux qui dessinent les traits du visage de la société.

Mais, la relation entre l’individu et la société n’est ni une relation entre un infiniment petit et un infiniment grand, ni la somme. Mais c’est une totalité contenante, à la fois de l’homogénéité l’un individu et les hétérogénéité des individus, dans une et seule espace sociale. C’est l’interaction entre cette totalité et les individus qui forgent l’identité de la totalité et celle de l’individu.

L’identité culturelle d’une personne est cette globalisation en lui des signes symboliques et sentiments. Une concrétisation de son propre apprentissage et son assimilation de sa culture qui s’enracine en lui dès son existence et qui se traduisent en une manière d’être, pensant et agissant, subjectif.

De ce fait, un autrui culturel ne se limite pas à de simple connaissance de comment il pense et vit. Mais c’est un ensemble enchevêtré des actes, des signes symbolique, des sensations qui s’acquièrent par la vécu.

L’obstacle, sans solution immédiate, qui s’impose concernant un de ces éléments : "la culture cachée". Autrement dit, ce côté de l’être humain insondable par la connaissance. C’est le côté des sensations ; les réactions émotionnelles de toutes sortes, qui l’être humain ressent sans pouvoir les transmettre à travers le langage à un autrui.
Comment un autre, toute en sachant le sens de mot honte, joie, deuil, affliction peut sentir mon honte à moi, ma joie à moi et mon deuil à moi ? mon affliction à moi ? Il comprend, c’est qui je veux dire, car lui aussi a traversé des moments semblables, qui l’un et l’autre peut le décrire, mais ressentir c’est qui l’autre traverse échappe à la transmission.

C’est qui nous échappe de la culture serait cette intériorité énigmatique de l’autrui face à un événement douloureux ou heureux.
C’est que manque pour une compréhension de la culture c’est la possibilité de sondé l’intériorité des individus, des groupes et de la société.

C’est côté métaphysique de l’être humain reste une inaccessible. La culture c’est l’assimilation de quotidienneté chargée des idées, des sentiments et des actes, dans l’esprit et le corps de l’être humain.

Ce qui est visible aux autres ne traduit que des comportements difficilement mesurables et envisageables. C’est à dire qui nous sommes dans l’incompétence de déduire de c’est qui on sait sur l’homme sa manière de se comporter s’il se trouve dans la même situation ultérieurement. Sa manière de réagir se déterminera en fonction d’une compilation des données, des raisonnements et des sentiments maillés. C’est la culture cachée d’autrui et peut-être caché à lui-même. On peut dire qu’en face d’un problème il va l’assumer. Mais, il peut se comporter différemment. Il pourra se trouver dans situation de souffrance qui le pousse à une attitude de déprime, de mise à mort, d’indifférence.

Sentir la douleur d’une femme qui a un enfant qui une anomalie, qui a perdu un enfant, c’est un effort qui l’imagination peut nous aider à le reconstruire comme un sentiment virtuel. Donc, d’assimiler sa douleur comme si c’était le notre. Et, encore, c’est une capacité qui reste limité car c’est une mentalisation d’un sentiment qui ne touche pas seulement la raison mais le corps aussi.
Regarder en soit pour voir l’autre, mon semblable, il faut d’abord admettre cela. Car, il est mon semblable, mais il est un autre.

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